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RÉFLEXIONS SUR LA DIÈTE PROTÉIQUE

 

Docteur Marcel METANOMSKI ©

Ce régime, né dans les années 1970, a montré depuis longtemps ses qualités et ses écueils et l’intérêt qu’il suscite auprès du corps médical et de la population en surpoids fait qu’il est important de s’interroger sur quelques points majeurs de son fonctionnement afin d’en finir avec les critiques lancées, de ci de là par certains qui, à mon avis (mais je ne suis qu’un simple praticien de base) n’ont peut-être pas à répondre à une demande journalière pressante d’aide positive, précise et pratique de nos patients en médecine AMBULATOIRE de ville.

 

A QUI S'ADRESSE CES RÉGIMES ET QU'EN EST-IL RÉELLEMENT?

Traditionnellement ces régimes s’adressent à des patients présentant des IMC supérieurs à 25 voire 27 pour certains. Plusieurs solutions se présentent alors :

 

1/ Nous sommes face à une patiente présentant une surcharge réelle et n’ayant jamais fait de régime (ce dernier point est rare). La diète protéique sera alors son premier rapport avec la baisse des calories, baisse qui représente l’une des solutions pour maigrir, l’autre étant le sport … mais : soit cette patiente pratiquait le sport avant et elle le poursuivra ou le reprendra rapidement ; soit elle n’a plus fait de sports depuis longtemps et ce n’est pas avec 10 kgs de trop qu’elle ira d’emblée pratiquer ce que nous lui préconisons (« Bougez plus madame pour brûler plus !!! ce qui est plus ou moins vrai d’ailleurs car nous savons tous que le sport ne fait maigrir que lorsqu’il entame le capital des graisses … passé au moins ¾ d’heure d’activité ce qui n’est pas donné à tout le monde dans notre vie sociale quotidienne !). Même avec toute la meilleure volonté du monde, un résultat pondéral tangible doit être ressenti et perçu avant d’envisager de « bouger » mais je continue malgré tout à persévérer comme tous mes confrères dans cette optique de conseiller le sport ou plutôt une activité physique (moins fatigante dans son énoncé car impliquant des mouvements plus doux, agréables et cela dans un contexte moins intensif !). Cette activité sera LA PREMIERE DEMARCHE (PSYCHOTHERAPEUTIQUE) DE RECONCILIATION DE CES INDIVIDUS AVEC LEUR CORPS, base d’une réussite sur le long terme ; sports ou activités douces de dérouillage articulaire et musculaire essentiellement. Nous verrons aussi plus loin son intérêt sur le métabolisme de base.

Faut-il préconiser alors une diète protéique chez ces patientes dès le premier régime ?

- Soit l’on souhaite médicaliser l’acte d’amaigrissement et la diète reste un schéma strict, suivi, précis qui entraîne ce que j’appelle un « CHOC PONDERAL » évacuant les anciens modèles alimentaires pris par les patientes et lui permettant ainsi de ré-enregistrer progressivement de nouveaux messages gustatifs. L’on remarquera d’ailleurs que souvent ces patientes, n’ayant pas ou peu de plaisir à manger des légumes, vont progressivement REDECOUVRIR cette catégorie d’aliments. Mon impression est que l’organisme réacquière les goûts naturels car les aliments consommés sont alors sans fioritures gustatives salés ou sucrés à l’excès : re-découverte de la salade « Niçoise » à l’huile d’olive, de la « ratatouille », etc…

OBLIGATOIRE sont le suivi au long court et surtout l’apprentissage d’une nouvelle hygiène alimentaire ; sans mise en place d’un suivi et d’une nouvelle hygiène alimentaire, l’échec est obligé dans 100% des cas. Suivi et hygiène alimentaire viendront donc parfaire et « tenter » de maintenir un bon résultat sous couvert d’un point fondamental à mes yeux : « L’IMAGE DE SOI ou ESTIME DE SOI ». Est-elle construite ou non ? En d’autres termes :

i. Soit cette « IMAGE DE SOI » était présente et l’on a toutes les chances d’aboutir à un excellent résultat sur le long terme (femme venant nous voir toute pomponnée, maquillée, parfumée, en tailleur certes un peu serré aux entournures, mais femme agréable à regarder lors de la première consultation ce qui dénote d’un certain respect pour elle-même).

ii. Soit cette « IMAGE DE SOI » n’existe pas avant, la patiente ayant toujours été forte, et les résultats sont plus aléatoires car il faut alors l’aider à la construire avec ménagement et douceur. Les vêtements amples, sombres, avec élastique voire un survêtement sont alors les seuls vêtements portés et le visage est souvent aussi non ou peu maquillé dénotant et prouvant le faible respect de soi que présente cette patiente.

- Soit l’on ne veut pas médicaliser l’acte d’amaigrissement (ou la patiente ne le désire pas) et la diète protéique n’est pas la solution. Reste qu’il sera de toute façon IMPERATIF d’aboutir à une baisse calorique (plus ou moins importante) dans l’assiette. L’équilibrage alimentaire devra alors passer avec un apport augmenté de protéines, de sucres à faible index calorique (féculents, céréales …) et de fibres (légumes et fruits), tout en maintenant un apport minima de graisses. L’un des objectifs fondamentaux sera d’éliminer la faim physiologique (réplétion gastrique à provoquer) et surtout psychique car ces patientes présentent souvent des troubles comportementaux complexes. L’important dans ces cas est alors de NE PAS ELIMINER L’ALIMENTATION FERME, SOLIDE A MACHER et d’éduquer (avec quelques interdits provisoires) la patiente à de nouvelles préparations culinaires … si elle le souhaite … MAIS en n’a t’elle le choix ??? NON car :

* Soit la patiente change ses habitudes (forcément mauvaises sinon elle serait mince) et ses comportements face à l’aliment. Son succès sera envisageable sous couvert d’accepter de faire le « deuil du passé », de refuser « l’excusite » et de sortir du « rôle de victime » dans lequel elle s’est mise au fil des années.

* Soit elle ne veut pas et elle devra accepter de rester COMME ELLE EST voir de consulter (sans aspect négatif de ma part) un PSYCHOTHERAPEUTE. Ce n’est jamais le médecin qui fera le régime à sa place.

 

2/ Nous sommes face à un patient(e) présentant une surcharge réelle et ayant déjà fait de nombreux régimes. La diète protéique est là encore une excellente solution ; de par sa rapidité d’action et sa facilité de mise en place, elle est une des réponses possibles à la demande du patient ; de toute façon, analysons les autres réponses :

a.       Régime équilibré traditionnel sur plusieurs mois… parfait et idéal si la patiente l’accepte. C’est celui que je préconiserais au maximum et avec douceur.

b.      Régimes Scarsdale, Victoria Principal, Atkins, Mayo…

c.       Dissocié type Antoine, voire le Régime Montignac…

DE TOUTE FACON L’HYPOCALORIE EST OBLIGATOIRE EN JOUANT SUR LES CONSTITUANTS ALIMENTAIRES avec pour chacun la touche personnelle du maître-prescripteur. Ne nous leurrons pas : il n’y a pas d’autres portes de sorties, pour le moment, pour maigrir et nos maîtres nous l’on enseigné :

SOIT DIMINUER LES ENTREES

SOIT REEQUILIBRER LES ENTREES

SOIT AUGMENTER LES SORTIES

… TOUT EN EDUQUANT LE PATIENT.

 

Ces patientes qui connaissent déjà l’ensemble de ces régimes pour les avoir déjà pratiqué, sont difficiles à prendre en charge et à « surprendre » avec une nouveauté. Elle connaissent (plus ou moins) la diététique et savent honnêtement là où le bas blesse mais peut-être que la reprise de poids n’est qu’une fuite, une compensation devant le manque d’amour des autres ou une excuse proposée à leur manque d’estime de soi. La diète est une réponse mais ce qui sera surtout une réponse est l’encadrement psychologique qui est mis en place ; en effet la perte de confiance en soi et la dévalorisation suite à des échecs répétés font qu’il existe une réelle difficulté à reprendre un régime. Les expériences passées étant négatives, leurs rapports avec l’amaigrissement n’a été que passager, non suffisamment constructif voire même plutôt destructif. Rebâtir la confiance en soi, positiver le moindre petit résultat positif, le valoriser voire l’amplifier pour « grandir l’estime de soi » de ces patientes sera le travail continuel à proposer à chaque consultation ou lors de réunions de psychodynamique intégrant la nutrition, l’esthétique et les ressources humaines. Nous sommes loin des soucis de la diète protéique, celle-ci n’étant que l’instrument potentiel mécanique de l’amaigrissement et l’important n’est plus là !

 

3/ Nous sommes face à un patiente ne présentant pas une surcharge réelle mais un léger surpoids (IMC<25).

* Ce peut-être une surcharge localisée de cellulite et le traitement sera accessoirement et essentiellement local, sans négliger quelques conseils explicatifs de diététique pour permettre à la patiente de ne pas faire d’erreurs alimentaires pouvant aggraver cet état (sauter des repas, régimes dangereux, charlatans, etc…). Leur recherche obstinée d’une réponse médicale et/ou chirurgicale doit entraîner une certaine réserve voire une certaine prudence de notre part, sans refuser la prise en charge de cette patiente qui démarre une « fixation » sur son corps, point d’ancrage futur pour l’apparition de troubles psychologiques qui pourront s’aggraver (comportements aberrants anorexique par exemple).

* Ce peut-être une surcharge légère (IMC compris entre 23 et 28) avec petit enrobage graisseux diffus lié à des erreurs alimentaires peu importantes mais suffisantes pour perturber au long terme le métabolisme et le mental de ces patientes. Le profil de la patiente n’est pas celui d’une obésité mais c’est alors le « lit » d’une future surcharge plus grave, s’auto entretenant voire s’aggravant si l’on ne fait rien et cela avec le cortège toujours envisageable de ses complications. Cette prise en charge s’appelle de la prévention et notre rôle de médecin est de nous occuper de ces patientes tout comme on le fait dans l’alcoolisme, le tabagisme, les drogues. Rien n’est encore grave mais cette patiente, pour des raisons qui la regarde, appelle à l’aide en venant nous voir :

a) Nous pouvons lui répondre : « Madame, ce n’est rien… mangez moins et cela rentrera dans l’ordre ; allez ! A dans 1 an lors de l’angine du fiston ! »

b) Nous pouvons lui répondre : « Madame,, ce n’est rien car cela vous va très bien ! »… mais est-ce là notre rôle ?

c) Allez voir une esthéticienne qui vous prendra en charge avec quelques petits soins ». Très bonne solution si cela fonctionne, ce qui lui permettra de découvrir les petites recettes cachées que les femmes se passent entres elles via les salons et/ou la presse. Mais que d’inepties circulent aussi cela implique une certaine prudence de notre part dans ce refus de prise en charge !

d) « Allez consulter une diététicienne qui vous prendra en charge ! » démarche judicieuse et adaptée qui devrait porter ses fruits dans la mesure où la patiente est sérieuse.

e) Dernière solution : Vous la prenez en charge pour éviter toute auto-médication stupide et non fondée pouvant aboutir heureusement rarement à des catastrophes ; car ce petit engrenage autonomisé est le début fréquent d’une longue histoire de régime « yo-yo ».

Que proposer alors à cette femme voulant perdre ses 4 à 8 kilos de trop ? Outre TOUJOURS penser à pratiquer une réelle consultation d’une heure pour connaître le « pourquoi du comment » de cette petite prise de poids, l’acte devra déboucher sur une prescription d’un régime (et pas encore d’un rééquilibrage) alimentaire : sincèrement, mieux vaut 8 à 15 jours de diète protéique (sachets ou aliments) qu’un régime à base d’eau, pamplemousse, Porto ou Steak ou encore de soupe au choux !!!  …car au moins la fonte de la surcharge portera essentiellement sur la masse grasse (et non musculaire) avec certes une baisse du métabolisme mais la clef est, dans mon expérience, de TOUJOURS remonter par paliers de 15 jours, ce qui évite au moins provisoirement toute reprise de poids : cette dernière étant DE TOUTE FACON que la conséquence progressive de la remise en place des mêmes erreurs de diététique. Ces paliers de remontée serviront :

· A faire comprendre à la patiente où se situe ses erreurs alimentaires ;

· De les corriger et de commencer une (ré)-éducation alimentaire, base du succès au long terme ;

· De l’aider à se (re)construire psychologiquement et de reprendre confiance en soi rapidement ; un verrou positif est ainsi mis en place ;

· De réintégrer une activité physique progressive.

 

C’est dans ces petites surcharges (IMC entre 23 à 28) que les résultats de la diète protéique semblent les meilleurs tant immédiatement que sur le long terme ; en effet l’ESTIME DE SOI est souvent encore très présente voire élevée, protégeant l’individu contre un négativisme destructeur : ce n’est pas le problème du niveau calorique qui comptera mais le niveau de CONFIANCE EN SOI et dans ces cas là … il est encore élevé !

Je me base pour pratiquer ce protocole sur mon expérience de médecine du sport où le sportif de haut niveau doit parfois maintenir une catégorie de poids voire descendre de catégorie et cela SANS perdre ses capacités physiques. Si cela fonctionne chez nos sportifs et est accepté par les instances médico-sportives, cela fonctionne aussi sur nos patientes ; l’activité physique n’est bien sûr pas la même et c’est peut-être ce qui peut expliquer les rechutes, associée sûrement à une motivation qui n’est pas du tout la même : l’un est prêt à payer le prix (gustatif et alimentaire) pour gagner des médailles et l’autre probablement moins (notre patiente) !.

Diète protéique peut-être pas conseillée par les instances universitaires… mais j’attends sincèrement un autre discours que : « mangez moins et bougez plus » et ne demande qu’à progresser dans mes prescriptions ; l’autre solution étant de mettre à la porte, avec délicatesse je l’espère, sa patiente mais est-ce là une fuite de la patiente ou UNE FUITE DU MEDECIN dévoilant une certaine incompétence. N’a t’on pas toujours tenté de soigner les individus de maux dont nous ne connaissions pas tout avant de découvrir la pilule miracle ?

 

TECHNIQUEMENT QU’EN EST-IL DE LA DIETE PROTEIQUE ?

Soit diète pratiquée avec sachets hyperprotéinés, soit alimentation mixte, soit alimentation traditionnelle en sachant et prenant le temps d’expliquer au patient le pourquoi de l’absence fondamentale de certains aliments que sont essentiellement les produits sucrés ; viandes maigres, poissons, jambon maigre, blanc d’œuf et laitage écrémé assureront un apport protéique de qualité en association avec les légumes peu sucrés.

L’important dans ces protocoles (sachets ou non) est de plusieurs ordres :

1. De ne pas augmenter l’apport sucré car la cétose n’apparaissant plus, la faim sera présente source d’arrêt du régime.

2. De varier au maximum les légumes (en respectant leur apport sucré) et en proposant l’association légumes crus à midi et légumes cuits le soir, souvent mieux tolérés par le colon avec toujours une préparation agréable comportant épices et condiments avec une petite cuillère à café d’huile d’olive qui assurera la chasse biliaire tout en apportant certains acides gras essentiels.

3. D’utiliser au maximum le blanc d’œuf qui peut être préparé monté en neige (pour les desserts) ou cuit en sachant que 2 blancs équivalent en moyenne à la valeur protéique d’un sachet. Le blanc d’œuf permet de varier les préparations sans inconvénients.

4. D’être inventif sur les recettes culinaires à base de poissons blancs, volailles, gibiers, jambon blanc qui sont, rappelons-le sans sucres.

5. D’aider le patient à trouver des solutions pour sa vie sociale (travail ou soirées amicales) : le rassurer sur la possibilité de prise d’aliments solides est la solution, solution qui existe dans tous les restaurants dignes de ce nom.

6. D’aider le patient à « APPRENDRE A DIRE NON », non aux autres ce qui peut-être facile mais surtout NON à soi, ce qui est beaucoup plus difficile… surtout quand on est gourmand.

 

Je ne vois donc dans la mise en place d’une diète protéique aucune difficulté particulière pour le patient qui conserve une vie sociale, certes un peu modifiée (et encore…) mais surtout je ne vois pas quelle différence pratique il y a entre ce type de régime et ceux cités plus haut dans leur déroulement… sauf que la diète protéique est plus simple, plus sûre et moins complexe à mettre en place. Certes nous sommes autour de 500 Kcal/jour mais cette fameuse cétose assure un état psychologique euphorique sans faim, sans asthénie même au long terme sous couvert d’un apport adapté de sel, de potassium, de calcium, de polyvitamines et oligo-éléments de base. L’on rétorquera que l’on n’est loin de l’apport calorique nécessaire (diminution du 1/3 préconisée par les auteurs) ; certes, mais certaines maladies ont aussi des traitements différents avec leurs plus et leurs moins sauf accord International précis… ce qui n’est pas le cas sur l’amaigrissement (sauf à lire l’excellent dossier sur « Recommandations pour le diagnostic, la prévention et le traitement des obésités en France » sous la responsabilité de l’A.F.E.R.O et de l’A.L.F.E.D.I.A.M). Nos objectifs sont essentiellement :

1- de permettre d’assurer un amaigrissement de qualité au dépends des graisses… ce qui est prouvé par de multiples auteurs

2- d’assurer cet amaigrissement sans risques pour le patient… ce qui est prouvé, là encore, par de nombreuses études,

3- d’éviter la reprise de poids ; mais là COMME DANS TOUS LES REGIMES, les résultats sont difficiles à préciser car peu d’études existent en pratique de ville  (la pratique hospitalière n’ayant rien à voir dans le protocole de mise en place des diètes protéiques car s’adressant à des patients coupés de leur environnement socioprofessionnel et familial et n’ayant aucune activité physique car au repos forcé).

 

Les rechutes existent bien, nettement inférieures à mon avis quand on « aide le patient à se reconstruire ». La vitesse de reprise de poids est, comme dans les autres régimes, liée aux problèmes d’EDUCATION ALIMENTAIRE ET PSYCHOLOGIQUE et n’a rien à voir avec l’importance de l’hypocalorie. Certes un arrêt brutal de la diète entraîne très rapidement une reprise de poids mais quand on a la patience d’EDUQUER SON PATIENT et de REMONTER PAR PALIERS SUR PLUSIEURS SEMAINES, un équilibre métabolique se recrée.

 

ET LE METABOLISME DANS TOUT CELA ?

Perdre du poids implique de perdre des graisses (pour plus de 80% dans la diète protéique). Cette perte de poids fait que l’organisme aura un travail musculaire moins important à effectuer pour porter le poids restant ; cela engendre obligatoirement une petite diminution du capital musculaire tout comme le sportif qui diminue ses activités sportives perd du muscle par baisse d’entraînement : un muscle qui ne travaille plus fond. La diminution de poids implique une diminution du travail à fournir pour l’organisme (meilleure oxygénation des organes qui étaient comprimés par les graisses, meilleure consommation et activité métabolique, baisse d’un éventuelle HTA, moins de surcharge et donc moins de souffrance articulaire, etc…). Cette diminution de poids entraîne invariablement une diminution du métabolisme de base. Un sujet de 130 kgs a un métabolisme de base qui sera plus élevé qu’à 80 kgs (il faut les porter !). Le fait de passer de 2000 Kcal par jour à 500 Kcal./jour fait que cela assure un rééquilibrage métabolique naturel : baisse des apports et baisse de la consommation de base. Les phénomènes de paliers observés parfois lors de l’amaigrissement durant une diète protéique sont parfois aussi dûs au fait qu’un organisme en bonne santé lutte contre son amaigrissement … via sûrement son pondérostat … ce qui est d’ailleurs rassurant. Notons que plus la durée de la diète aura été longue et plus les paliers de remontée alimentaire seront long (tout comme en plongée sub-aquatique…).

La remontée calorique sera donc à effectuer d’une façon extrêmement douce par paliers (paliers de +200 kcal. de 3 semaines à un mois) afin d’éviter toute surcharge calorique : en effet le métabolisme de base ayant baissé, toute remontée calorique rapide surcharge les capacités métaboliques de l’organisme et risque d’engorger l’organisme. C’est de plus le moment où, ayant perdu du poids, le sujet est plus réceptif aux activités physiques et souvent accepte plus facilement de bouger plus ; qui dit bouger plus dit augmenter le métabolisme de l’individu et favorise donc l’absence de reprise de poids.

De plus, notons que le volume de l’estomac ayant rétréci durant la diète protéique, ces sujets sont très souvent incapables au début de reprendre les mêmes quantités alimentaires du début, sécurité là encore… mais l’élasticité de l’estomac aura ses limites si les erreurs se répètent.

AMELIORATION RAPIDE DE L’ETAT GENERAL

AUGMENTATION DE LA CONFIANCE EN SOI

ELEVATION DE L’ESTIME DE SOI

MISE EN PLACE (RAPIDE) DE VERROUS POSITIFS

(VETEMENTS, MAQUILLAGE, SPORTS,…)

CHANGEMENT DE COMPORTEMENT SOCIAL

 

QUE RESTE T’IL DES CRITIQUES ?

Les résultats sont mitigés sur le long terme ? Basons-nous sur l’expérience étrangère si l’on n’accepte pas l’expérience française qui pourtant devient importante. Mettons en place une étude randomisée et là alors, l’étude objective des résultats montrera ou non son efficacité… mais sincèrement, y a-t’il un doute ?. Quand on sait que TOUS REGIMES CONFONDUS, les résultats à 5 ans sont de 5 à 10% de bons résultats, je pense qu’il faut rester modeste MAIS ne pas baisser les bras devant ce fléau mondial. Combien a-t’il fallu d’accidents pour que l’on accepte que les greffes rentrent dans la logique médicale ? un certain nombre mais je reste convaincu que nos maîtres physiologistes, chimistes, généticiens, médecins trouveront des solutions révolutionnaires… en attendant passons aux actes surtout en l’absence de risques prouvés voire même trouvés.

 

La diète protéique n’est pas un régime naturel ? Certes la diète protéique n’est pas naturelle … tout comme d’autres régimes… mais elle n’est aucunement dangereuse (même si elle est pratiquée longtemps) quand elle est médicalement suivie à l’inverse d’autres régimes sans fondements physiologiques ou dangereux par leur excès lipidique et/ou glucidique. Les produits alimentaires proposés (poudre ou non) sont eux parfaitement naturels et comportent une sécurité chimique importante grâce à une surveillances adaptée des fabricants.

 

Il vaut mieux privilégier une baisse calorique douce ? Entièrement d’accord selon les cas car le même discours ne peut pas être fait à tous les individus. De toute façon la base sera DE REEDUQUER SON PATIENT TANT DIETETIQUEMENT QUE PSYCHOLOGIQUEMENT EN L’AIDANT A RECONSTRUIRE SON SCHEMA CORPOREL.

 

L’un de mes regrets est qu’il semble difficile de mettre en place une telle étude sur la diète protéique en ville : mes fichiers informatique sont ouverts pour une thèse organisée par un professeur et je suis certain que d’autres médecins seront entièrement d’accord pour une telle étude afin de faire progresser un schéma d’amaigrissement qui, osons le rappeler, est en partie une création Française.

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Pour comprendre plus sur ce type de régime lire les articles suivants: Le choc pondéral et Réflexions sur la diète protéique

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